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Un tramway à Fontainebleau - précisions

Publié il y a 2 mois par Erwan bihan dans La Seine-et-Marne en Île-de-France .

Tags : développement durable, attractivité, service public, transports

  Je récapitule et complète ici mes réponses à la contribution de Alain CROIZE :

        «Un tramway à FONTAINEBLEAU»

publiée il y a quelques jours dans «La Seine-et-Marne en Ile-de-France».

Pour une agglomération de quatre vingts mille habitants on considère habituellement que

des services routiers suffisent. Mais FONTAINEBLEAU, son Château et sa Forêt peuvent

faire exception à cette règle. Par exemple, certains autocars amenant des touristes

pourraient stationner à AVON, ces touristes venant au Château et en repartant par le tramway.

 

  A propos de sa fréquentation potentielle, comment ne pas penser à la ligne

PUTEAUX – ISSY-PLAINE dont la suppression était envisagée il y a vingt ans,

et qui au lieu de cela fut prolongée à La Défense et devint le T 2.

  

  Un tram-train supposerait un raccordement aux voies SNCF, irréalisable ici. Rien ne

s’oppose, par conséquent, à l’adoption de l’écartement métrique, moins cher et aussi

efficace que la voie normale. Utiliser un matériel bidirectionnel identique à, ou dérivé

de, celui de SAINT-ETIENNE ou de GENEVE. Alimenté par fil aérien bien sûr: quelle

esthétique exige-t-on de l’automobile? Dix ou douze rames suffiraient. La standardi-

sation opérée par les constructeurs de tramways leur permet de livrer à prix raison-

nable de petites séries de matériels adaptés aux spécifications des clients, surtout

en cas de commandes groupées de plusieurs réseaux. Sans parler des matériels

d’occasion, sous réserve que le parc soit homogène.

 

  On peut reprendre l’itinéraire de l’ancien tram supprimé en 1953: ‘‘Château – Gare

d’AVON’’. A ceci près: au ‘‘Plateau de la Gare’’, continuer tout droit vers le pont de

VALVINS (désigné ci-après: le Pont) au lieu de descendre vers la gare. Pour

cette dernière prévoir une station à hauteur de l’ancien buffet, où un escalier

commode existe, et réaliser un accès direct pour les piétons aux quais SNCF,

éventuellement avec contrôle des titres de transport.

 

  Pour tenir compte de l’urbanisation depuis la Seconde Guerre mondiale, il faudrait

aller jusqu’au Pont par ou le long de la D210. Il y aurait là des autobus en correspon-

dance pour SAMOIS, HERICY et CHAMPAGNE-sur-SEINE. Il y a possibilité

de plateforme indépendante, comme un vrai chemin de fer, du Pont à Corning

(Basses-Loges). Puis sur la chaussée jusqu’au Château.

  Il faudrait aussi aller du Château jusqu’à Lilas, dont la desserte actuelle par le bus ‘’A’’

est aussi bonne que le permet la voirie. Recourir à des autobus plus petits? Ce serait

oublier que les véhicules articulés sont souvent bondés. Du château (place du Général

de Gaulle) à Lilas et au terminus en face du Stade, prendre le boulevard Magenta

presque jusqu’au carrefour de l’Obélisque puis longer en site propre à voie unique

le boulevard de Constance sur environ sept cents mètres. On dessert ainsi le Lycée,

le Stade, l’INSEAD, l’ONF et les promeneurs en forêt.

 

  La ligne ainsi définie est longue d’un peu plus de six kilomètres. La double voie est

impérative au moins entre Basses-Loges et le Château pour des raisons de fluidité

et de sécurité du trafic.

  La vitesse moyenne et le nombre de places, supérieurs à ceux de l’autobus,

permettent d’envisager un passage toutes les douze ou quinze minutes aux heures

de pointe, à la demi-heure aux heures creuses (le quart d’heure toute la journée

n’aurait rien d’aberrant). La circulation et le stationnement en seraient grandement

facilités, surtout s’ils sont l’objet de mesures appropriées. Le tramway moderne fait

partout la preuve de son efficacité.

 

  Naturellement les bus urbains devraient être réorganisés en évitant autant que

possible d’emprunter les rues parcourues par le tramway, afin de préserver la

complémentarité de ces deux modes. Je n’en dirai pas plus sur ce point.

 

  Il y a la place à Valvins pour construire un atelier destiné à l’entretien courant du

matériel roulant (le gros entretien étant fait chez le constructeur) et un dépôt. Un

dépôt annexe peut être aménagé à Lilas qui faciliterait les premiers services du

matin et les derniers en soirée.

 

 JESTIN Y. jestin-yves@orange.fr

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